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Le suicide au travail, on peut le prévenir

N'en doutez pas, il suffit d'une volonté patronale pour mettre en place des structures simples et efficaces pour prévenir les processus conduisant au suicide. Évidemment cela suppose au préalable une intelligence du management qui doit comprendre que le stress excessif est contre-productif et non rentable. Que les managers de bons sens le fassent savoir, chiffres à l'appui, aux requins de la finance qui les ont nommés et ce sera un bon début. 

Si vous lisez ce blog maintenant, sachez que je l'écris en ligne, donc au gré de l'inspiration, à partir de la Californie où je suis au boulot actuellement. Revenez dans quelques minutes pour la suite...

Je disais donc que dès que le DRH (directeur des relations humaines, n'est-ce pas ?) sortira de la paperasse qui lui est stupidement imposée, il remplira sa véritable mission. Celle de voir au bien-être des employés. Il pourra alors mettre en place une première balise : introduire, en amont de l'embauche, une analyse de profil sur les aptitudes des postulants et ce, en plus de l'évaluation des connaissances et des qualifications requises pour le poste à pourvoir.

Qu'est-ce que j'entends par aptitudes ? Surtout les capacités adaptatives. Et pour ce faire il lui faudra tenir compte des éléments suivants, pêle-mêle et non-exhaustif car je ne donne pas là un cours en Master-Profiling :

  • historique familial (relations avec père, mère, fratrie, etc.)
  • anxiété de performance
  • surdimensionnement du sens des responsabilités
  • culpabilités
  • hontes
  • aspirations profondes
  • plan de carrière
  • projets personnels
  • limites
  • affirmation et capacités de décision
  • estime de soi
  • les 5 piliers de la confiance en soi
  • talents
  • motivations
  • etc...etc...

En analyse subséquente à l'entrevue il lui faudra lire l'inter-influence des éléments de réponses. Les recommandations ne devront pas se limiter à faire la liste des incidences par rapport aux aptitudes requises pour le poste à pourvoir.

Le profil établi devrait permettre d'aider le futur employé, quel que soit son niveau, à faire son travail dans les meilleures conditions possibles. Dans le cadre de son travail, le DRH devra surveiller les risques avant-coureurs de processus suicidaires suivants :

  • le besoin excessif d'appréciation et de valorisation
  • la perte de sens de son travail
  • le sentiment d'impuissance
  • la sensibilité à l'opinion des autres
  • l'absence ou la perte de repères
  • la dévalorisation
  • l'isolement
  • l'asthénie
  • la dépression
  • etc...

Encore une fois, la liste n'est pas exhaustive. L'idéal c'est d'instituer une entrevue trimestrielle de révision du profil psychologique de l'employé. Ce qui peut sembler être une dépense aujourd'hui pour l'employeur s'avère, à moyen terme, le meilleur investissement.
Pour terminer, lors de mon dernier passage en France, mon ami André Coiffé me soulignait les lacunes du  passage aux 35 heures. Beaucoup de patrons feraient accomplir en 35 heures un travail qui était prévu pour 40 heures. Est-ce vraiment le cas ?

 

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