D’abord, où en sont les neurosciences au sujet du stress ?
De très, très sérieuses études conduites par les chercheurs de l’Université McGill (Montréal, Canada) viennent de franchir une autre étape : ils ont réussi à démontrer que les gènes des enfants ayant été victimes de sévices ou de négligences subissent une modification. Entendez par là les abus de toutes sortes. Les chances que le gène responsable de l’inhibition du stress soit activé sont moindres. La grande question, est-ce que les effets sont réversibles sans avoir recours à la médication ? Il semble que les interventions psychothérapeutiques puissent influencer les résultats. Donc pas de panique … affaire à suivre.
Revenons à l’anxiété. De nombreuses personnes se plaignent du stress de la vie actuelle ou de souffrir d’anxiété. Or, ce que nous appelons couramment stress est lié aux difficultés actuelles de notre vie alors que l’anxiété prend racine dans des événements passés qui demeurent dans l’inconscient.
Les symptômes de ces deux états de tension sont similaires: irritabilité, intolérance, fatigue, réactions émotionnelles disproportionnées, manifestations psychosomatiques (palpitations, troubles digestifs, migraines, maux de dos, etc.).
Les sources de stress viennent notamment des grands changements dans notre vie, de la rapidité des rythmes de vie, de la compétitivité, du manque d’occasions de se ressourcer. Tout cela fait percevoir le monde environnant comme agressif et stressant.
Cependant, même si le monde est réellement “stressant” pour certains, c’est la façon dont nous réagissons au monde qui détermine essentiellement notre niveau de stress. Certaines personnes résistent très bien au stress alors que d’autres sont affectées par des événements qui ne devraient pas générer de tensions particulières.
L’anxiété trouve principalement sa source dans l’enfance. Une éducation trop exigeante, le devoir de performance, entre autres, génèreront des tempéraments anxieux. Davantage encore si la vie intra-utérine a été anxieuse. L’oreille est fonctionnelle dès 5 mois, pendant les 4 derniers mois de gestation, les voix environnantes auront un impact. Attention au père, inconscient des risques, qui fait des peurs au bébé pour le sentir réagir, l’oreille collée sur le ventre de la mère.
Pour différencier l’anxiété de l’angoisse, et il faut le faire tout au début d’une démarche sérieuse, rappelez-vous que l’élément anxiogène est identifiable et scénarisable. On se voit déjà dans le bureau du boss, se faire virer, pointer au chômage, etc. Alors que l’angoisse … non, je vous en dirai plus une fois que vous aurez fait l’effort de vous abonner au NEWSLETTER.
Je vous souhaite une semaine sans rongeage (tient ? le dico me refuse ce mot !) d’ongles. Encore de l’anxiété pour moi, n’est-ce pas Serge ?
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