Votre cerveau limbique vous empêche-t-il de prendre plaisir à la vie ?
Un peu d'anthropologie : le système limbique est apparu chez les petits mammifères il y a environ 150 millions d’années. Vous vous en souvenez sans doute ?
Il est capable de mémoriser les comportements agréables ou désagréables, et par conséquent responsable chez l’humain de ce que nous appelons les émotions. Il comprend principalement l’hippocampe, l’amygdale cérébrale et l’hypothalamus. C’est le siège de nos jugements de valeur, des préjugés, souvent inconscients, qui exercent une grande influence sur notre comportement. On l’appelle dans le langage courant, le cerveau limbique.
Dans le journal Au Naturel, Marie-Sonia Etchegaray, diplômée en neurosciences, écrit :
«Bien pratique, le limbique est notre cerveau de mémoire : si nous n'avions pas de limbique il nous faudrait par exemple réapprendre à conduire tous les matins. Néanmoins, le limbique nous simplifie la vie par certains côtés, mais nous la complique par d'autres… Cela nous est tous arrivé : vous allez chez le dentiste en rentrant du bureau, un moment d'inattention et hop ! Vous vous retrouvez sur la route de la maison après avoir raté le croisement. Vous faites alors demi-tour en maugréant contre vous-même et votre stupidité " pfff quel idiot, je vais chez le dentiste aujourd'hui "…. Hé oui, c'est votre limbique, tel un St Bernard fidèle, qui reconnaissant la route vous conduit sans même que vous y pensiez là ou il connaît !
Ce cerveau déteste la nouveauté au plus haut point. Présentez-lui quelque chose qu'il ne connaît pas, il déploiera des trésors d'ingéniosité pour le rapprocher du déjà connu. Vous avez peur de la nouveauté ? De l'imprévu ? Ce nouveau poste vous tente et après étude rationnelle, alors que tout vous prouve qu'il ne peut vous apporter que du positif, vous sentez malgré tout une peur irraisonnée monter ? C'est votre limbique qui vous dit que cette situation est nouvelle et il tente de vous persuader que c'est dangereux d'y aller… Et plus vous l'écouter, plus votre cercle d'action se réduit : inexorablement, le limbique cherche à nous maintenir sur le petit cercle de nos habitudes.
En effet, tout comme un bon sportif bien entraîné, plus nous offrons à notre limbique des situations diversifiées et plus il aura l'occasion de devenir souple et flexible, nous permettant ainsi plus de liberté et … Moins de stress !
Ne restons pas dans le parc de nos habitudes : l'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs, mais dans tous les cas, elle sera différente et donc enrichissante. Le limbique est plein d'idées préconçues et tranchées : ce qui est bien , ce qui est mal, ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, ce qui est à ma portée ce qui ne l'est pas… De nombreuses disputes sur un sujet pour divergences d'opinions viennent de notre position limbique : nous avons raison, c'est sur, l'autre à tort : pas forcément pourtant quand on y réfléchit à deux fois…
Et dans notre vie de tous les jours, sur quoi nous basons-nous pour être si certains de nos limites ? Qui nous prouve que nous ne serons pas capable de faire ça ou ça ?!!
Notre approche limbique, par son principe de précaution poussé à l'extrême, nous muselle sans même que nous n'en ayons conscience. C'est là qu'intervient particulièrement le Neuro-Coach, pour aider son client à détecter et prendre conscience de ses comportements, afin qu'il puisse progressivement gagner de nouveaux territoires qui semblaient inabordables ou simplement inenvisageables à l'origine.»
Nous pourrions ajouter bien des choses sur le limbique, notamment que par son côté manichéen il entretient une certaine dichotomie. Vous savez la personne soi-disant de décision, qui tranche par oui et par non à tout bout de champ ?
La méthode de Neuro-Coaching que nous enseignons permet d’activer l'une des fonctionnalités les plus remarquables de notre cerveau, celle de la bascule entre un mode dit automatique (entendez par là le limbique et une part de reptilien), qui gère le connu, et l’autre dit intelligent ou adaptatif, qui gère le complexe et l’inconnu : le cortex préfrontal. C’est précisément de celui-ci dont nous parlerons dans notre prochaine lettre.
N’oubliez pas notre rendez-vous à Montréal, Paris et Bruxelles en 2009 lors de nos journées FOCUS !
En attendant le plaisir de vous rencontrer, je vous souhaite à toutes et à tous une année 2009 sans stress ni burn-out. Une année prospère et pleine d’amour.
Danielle Proulx, Neuro-coach, adjointe de direction au CERPA
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