Question d'énergie
Il est évident que nous ne disposons pas tous des sources d’énergie nous permettant d’être indépendant de notre environnement.
Nous ne sommes pas tous faits à l’image de Thérèse Newman, cette sainte catholique du XXe siècle, qui, sous observation médicale constante, n’a eu besoin pour survivre que d’une hostie et d’un verre d’eau par jour pendant plus de vingt ans. Ceci dit, j'ajouterai qu'il existe tout de même des méthodes très efficaces pour développer l'autonomie énergétique essentielle à notre bien-être. Quand on est prêt, on trouve; nous aborderons cette question très bientôt lorsque je vous présenterai L'ÉVEIL DU CHAMAN..
Dans ce début d'un troisième millénaire assez tumulteux, laissez-moi vous entretenir d'un sujet qui me semble important : la conscience et l’individuation.
Les modèles
Enfant, nous étions totalement dépendant de notre environnement, que ce soit physiquement ou émotivement. Cette dépendance nous empêchait de vivre d’une manière autonome à tel point que nous ne pouvions décider de nous-même de traverser la rue. Toutes les fonctions humaines étaient exercées pour nous ou pour notre compte, par notre famille ou par notre école.
Ainsi, ce n’est que graduellement que nous avons accédé à l’autonomie et, si les capacités physiques ont été acquises assez rapidement pour la majorité d’entre nous, le fait de juger de TOUT par nous-mêmes, de façon réellement autonome, reste un processus rarement acquis.
Beaucoup n’ont jamais questionné les bases de leur faculté de jugement et croient sincèrement être autonomes alors que c’est leur père, leur mère, l’école, la télévision, le cinéma, la bible etc. qui continuent de décider pour eux de ce qui est bon ou non. Telle femme n’est autonome qu’à l’intérieur du modèle de la femme parfaite telle que définie par son milieu d’origine ou son magazine préféré. Tel homme se trouve perdu lorsque sorti de son rôle de pourvoyeur-sauveur de sa famille ou de sa patrie.
Que penser des écoles de ... pensée ?
N'ayant pas développé ses propres valeurs et sa propre autonomie, l'être humain se raccroche à des paramètres extérieurs à lui-même, favorisant ainsi l'expansion de certaines écoles de pensée. Des écoles de pensée qui nous voudraient de bons transmetteurs de modèles et qui se déchirent entre elles parce qu’elles ne s’entendent pas sur le modèle à transmettre. Par exemple les écolo-marxistes qui voudraient que nous ne soyons que de bonnes machines biologiques gérant au mieux la machine planétaire et qui nous promettent la paix et le bonheur à la clé. À l’extrémité spirituelle, des écoles soit disant humanistes nous voudraient des sortes de cellules qui véhiculeraient ou devrais-je dire “ médiumniseraient ” des idéaux ou des forces cosmiques qui sont vues comme plus grandes ou plus valides que les êtres individuels. Certains orientaux croient que nous devrions simplement cesser de jouer à la vie et nous dissoudre à tout jamais dans les énergies cosmiques universelles. Pour certaines religions ou sectes, nous n’existons que pour accomplir des fonctions dans un hypothétique plan Divin dont seuls leurs prêtres ou leurs gourous connaissent les détails puisque ceux-ci leur furent révélés lors d'une mystérieuse initiation ou lors d'une rencontre du "troisième type".
Adhérer à de telles conceptions a un côté rassurant pour ceux ou celles qui n’ont jamais développé leur individualité puisque tous les gestes de leur vie sont prévus et codifiés d’avance afin d’assurer leur félicité ici et ailleurs. L'adhésion aveugle à de tels paramètres a un prix : le sacrifice de sa culture et la limitation de son autonomie à la partie acceptée par les "égolâtres" qui inspirent certaines de ces écoles. Il se crée ainsi un lien de dépendance psycho-énergétique avec ses "maîtres à penser" qui va à l’encontre du véritable épanouissement de l’individu.
La différence entre instruire et éduquer
Il est vrai que l’être humain ne se construit pas tout seul, qu’il a besoin de modèles, d’éducation et d’instruction. Arrêtons-nous un peu à ces derniers mots : “ éduquer ” vient du latin e(x)-ducere, qui veut dire « conduire ou diriger hors de » ; nous pouvons nous demander en dehors de quoi au juste nous conduisons nos enfants ! “ Instruire ” vient d’in-streuere qui signifie “poser des structures dans ” : cela dit tout. L’enfant cherche instinctivement des modèles et les utilise spontanément dans la petite enfance, pour s’éduquer et s’instruire lui-même. Alors, me direz-vous, ou est le problème des modèles ? Le problème c’est que l’enfant doit grandir en développant la capacité d’auto-générer ses propres modèles et structures sous peine de devenir une sorte de clone de ceux qui le conditionnent. L’éducation et l’instruction servent à amener l’être humain hors de l’état d’enfance, avec suffisamment d’in-structures pour pouvoir non seulement être autonome au niveau de sa survie, mais aussi de son propre développement.
Or l’autonomie réelle doit se manifester non seulement dans la survie physique et la responsabilité sociale, mais aussi, intérieurement dans l’auto-génération de notre propre développement, de notre propre identité et de notre pouvoir personnel. L’ensemble de ces caractéristiques permet à l’individu d’influencer consciemment et créativement sa culture, d’affirmer son individualité et de faire les choses selon lui-même. Développer sa propre identité, voilà certainement l’un des objectifs visés dans la formation Neuro-Coach. Une identité qui nous tient à l’abri du stress excessif, des processus de burn-out et d’auto-sabotage.
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