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LA VALSE DES MODÈLES

Tout est modélisé de façon basique dans notre vie par ce dualisme : extérieur/intérieur, bien/mal, noir/blanc, riche/pauvre, malade/bien portant, crétin/intelligent, lumière/obscurité, etc.. Toute affirmation, dès posée, n'a un sens complet que par l'existence de son opposée. Telle une infinité de spirales énergétiques de différentes tailles tournant dans un sens ou l’autre, notre unité complète est ressentie comme régie par un système de couples infinis et un principe dynamique, la vie même.

Il apparaît que l'homme est tout d'abord un être assujetti au Principe sans en avoir conscience : comme une voiture lancée à grande vitesse sans moyen d'arrêt, il est soumis aux passions, aux désirs, aux pulsions nutritives, sexuelles ou sociales qui se décomposent mentalement, affectivement et instinctivement. Il veut, il trépigne pour obtenir ; sa souffrance ou son incapacité de rétention se muent en refoulement ou sinon en idéal sur-exalté impossible à atteindre. Finalement, il trouve son équilibre dans une utilisation permanente ou convulsive du flux vital : il agit, regarde la télé passivement laissant s'exciter ses sens et son imagination, il discute, parle et parle encore; parle toujours, à qui veut l'entendre et même ne pas l'entendre, poussé en cela par sa pression vitale.

Les plus discrets nourrissent un idéal nerveux, secret, de perfection ou d'ascèse purificatrice nourrissant leur imagination mais les empêchant de dépasser le stade d'une vie médiocre. Il y a autant d'adaptations différentes que d'êtres humains mais la plupart sont remarquables par le fait qu'ils sont incapables de stopper le véhicule fou : ils ne peuvent rester deux heures dans une pièce, dans le silence mental, dans une paix physique et affective et prolonger cet état à volonté. Certains peuvent l'avoir stoppé et l'ont pétrifié dans un schéma de vie qui n'évolue plus, insuffisant en ce sens qu'il leur apporte banalité, ennui et souffrance.

Cette impossibilité caractérise donc la position initiale de l'homme : en pleine tempête ! Tantôt à droite, tantôt à gauche, harcelé, les vagues des obstacles extérieurs à l'image des représentations internes le noient et il tente désespérément de refaire surface. De temps en temps, une accalmie lui permet d'observer le paysage autour de lui et parfois de constater la récurrence des forces, des schémas, des rencontres, des déterminismes qui l'animent et ne lui conviennent plus.

Aurobindo dans l'Aventure de la Conscience, nous dit : « Nous ne sommes rien d'autre qu'une masse complexe d'habitudes mentales, nerveuses et physiques, liées ensemble par quelques idées directrices, désirs, associations – l'amalgame d'innombrables petites forces qui se répètent avec quelques vibrations majeures ».

Dès lors, comment chemine un être vivant ? Il semble suivre un schéma intégral de développement invisible, lié à l’espèce, comme un plan de construction virtuel, qui doit être assemblé dans la réalité, mais où les pièces une fois posées ne peuvent être ôtées. Tout se passe comme si chaque jour apportait de la nouvelle matière (cellules, types de pensée, etc..) et que quelque chose les liait de façon que l’édifice soit le plus stable et le plus cohérent possible, géré par la loi d’harmonie.

Comment “l’assembleur” procède-t-il ? Il suit le plan comme il peut, s’adapte aux influences extérieures, et utilise un outil précieux : la Force de l'Intention. En effet, l’être vivant, avant d’arriver à ce degré de complexité, est parti de l’organisme unicellulaire, qui s’est enrichi, adapté et a accru sa faculté d’appréhender le réel en développant ses sens au maximum.

Avec le Neuro-Coaching, je vous propose une voie de cohérence, de vigilance et de centration vous guidant vers la vie inspirée que vous souhaitez.

© GUY HAURAY, Dr.
Psycho-anthropologue
Extrait du Pouvoir d'Être, du même auteur

 

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